Pourquoi ce blog ?

CouvPocheIndispensables
J'ai créé ce blog lors de la sortie de mon livre "Les Indispensables mathématiques et physiques pour tous", Odile Jacob, avril 2006 ; livre republié en poche en octobre 2011 (achat en ligne) (sommaire du livre).
Je développe dans ce blog des notions de mathématiques et de physique à destination du plus large public possible, en essayant de susciter questions et discussion: n'hésitez pas à laisser vos commentaires!

Indispensables astronomiques

Avril 2009, pour l'Année mondiale de l'Astronomie, sortie de mon livre "Les Indispensables astronomiques et astrophysiques pour tous" (éditions Odile Jacob). Comme mon premier livre (2006, colonne de gauche ci-contre), c'est un livre de notions de base illustrées avec des exemples concrets, s'appuyant sur les mathématiques (géométrie notamment) pour l'astronomie, et sur la physique pour l'astrophysique.

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Enseignement des sciences / Recherche

Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 11:04

Isidore vient d’être lancé le 7 décembre par le TGE-ADONIS (Accès unifié aux données et documents numériques des sciences humaines et sociales) du CNRS.

 

D’abord qu’est-ce qu’ADONIS ? C’est un « très grand équipement » relatif aux sciences humaines et sociales – comme le LHC est un très grand équipement de la physique [NB: j'ai le plaisir de présider le conseil scientifique d'Adonis]

 

Et qu’est-ce qu’Isidore ? En tant que fils d’Adonis, qui fut aimé d’Aphrodite, ce doit être à tout le moins une belle réalisation. C'est le cas.

 250px-Aphrodite_Adonis_Louvre_MNB2109.jpg

Ce n’est pas un moteur de recherche commercial, c’est le moteur de LA recherche (insistons sur l’article) – au moins celle des sciences humaines et sociales. C'est un moteur de recherche qui est le moteur de LA recherche - j'insiste lourdement.

 

Concrètement, Isidore moissonne une grande quantité de liens émanant de nombreuses bibliothèques numériques, comme Gallica (BnF), ou Numdam le site des revues mathématiques (histoire des sciences), ,ou le site revues.org des revues en SHS, ou bien d’autres encore, comme ceux qui sont répertoriés par NUMES (de l’ABES Agence bibliographique de l’enseignement supérieur).

 

À l’inverse d’un moteur de recherche commercial, Isidore ne recherche que dans ce corpus : même s’il n’y a pas (encore) tous les résultats intéressants, la recherche n’est pas polluée par des résultats peu pertinents, comme ce peut être le cas avec un moteur de recherche commercial. L'internaute navigue avec Isidore dans un univers de ressources hautement qualifiées.

 

Un avantage des SHS (sciences humaines et sociales), auxquelles Isidore se limite, est qu’elles sont plus facilement abordables que les sciences dures par un internaute non chercheur –  il est plus facile de comprendre un article de revue de démographie, souvent en français, qu'un article de revue d'astrophysique, qui plus est en anglais.  

 

A cet égard, je pense que la vulgarisation scientifique (telle que je la pratique dans ce blog ou telle que science.gouv la pratique) forme un certain continuum avec les bibliothèques numériques  ou avec les articles de sciences humaines et sociales.

 

Sur la page d'accueil d'Isidore, vous trouverez chaque jour une discipline des SHS mise à l’honneur, avec les premiers résultats de recherche : de quoi vous intéresser d’un coup d’œil à la démographie, à la géographie, à l’histoire des sciences, etc.

 

Une intiative à suivre et un moteur à utiliser !

 isidore-logotype_normal.jpg

 

Liens :

-       L’explication et les FAQ sur Isidore.

-       L’accès au moteur lui-même (lien en toutes lettres, pour la mémorisation) : www.rechercheisidore.fr

Par Alexandre Moatti - Publié dans : Enseignement des sciences / Recherche - Communauté : Science
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Samedi 6 novembre 2010 6 06 /11 /Nov /2010 17:44

Non, ce grand « mix » à la « cantine » n’était pas là pour nous faire attraper une indigestion. C’était l’événement d'hier soir à La Cantine (passage des panoramas, Paris II°), « Cultures numérique, culture scientifique, le grand mix ».

 

Les présentations données par sept projets du Web 2.0 scientifique, de 20h à 21h suivant un mode fixe (présentation de 20 diapos maxi, 20s par diapo, çà s’appelle Pecha Kucha et c’est remarquablement efficace) étaient fort intéressantes. Je ne retracerai pas les sept, disons que trois d’entre elles émanaient de la sphère privée-associative (alliance entre une société de relations Web et des associations : Knowtex, Owni et Pris(m)e de tête), deux d’entres elles de la sphère associative subventionnée (ArtScienceFactory, Sciences et Démocratie), et les deux dernières de la sphère publique (Hypothèses CNRS, Universcience.tv). Là aussi c’était, bien qu’il n’ait pas été souligné, un mix d’origines (en devoir à la maison, vous me chercherez quelle est l’intersection de trois sphères).

 

 

Knowtex Knowtex est un réseau social de la culture scientifique, une sorte de Facebook dédié à ce sujet. Il y a 1150 membres, 480 weblists, et le réseau revendique 13 500 liens. On peut s’inscrire (intuitu personae ou en tant qu’institution) soumettre des liens, avoir des contacts,… Prometteur. À suivre.

 

Owni.PNG OwniSciences (« Société, Découvertes et Culture Scientifique ») est un site d’opinions sur la science. Il a été créé le 25 octobre (c’est récent !), et voici l’adresse de ses fondateurs : « Avec C@fé des sciences et Umaps (éditeur de Knowtex), nous créons OWNISciences, un media web de discussion autour des sciences et techniques, pour porter la discussion citoyenne autour de ces sujets en mettant en valeur des contenus déjà publiés sur des blogs de sciences, des traductions et des contenus inédits ». On y trouve des articles intéressants et divers (ces deux-là viennent d’autre blogs, mais Owni les fait ainsi connaître), par exemple sur l’hégémonie d’Elsevier par Tom Roud ou sur la revue Planète (1961-1971) par Jean-Noël Lafargue. OwniSciences fait partie de la galaxie Owni (« Digital journalism : Société, pouvoirs et cultures numériques »), lui-même édité par la société de relations publiques 22 mars.

Je me pose deux questions à propos de ce site. 1°) Quelle articulation avec Le Café des sciences, lui aussi agrégateur de blogs (et dont le présent blog fait partie) ? N’y a-t-il pas double emploi ? Ou alors OwniSciences est un site d’opinions sur la science et la vulgarisation scientifique (ce qui exclut des blogs qui font de la vulgarisation comme le mien) ? Plus prosaïquement OwniSciences ne disposerait-il pas de plus de moyens que Café des sciences d’où le ralliement de Café des Sciences (a priori c’est plutôt bien que les gens travaillent ensemble ainsi) ? 2°) Owni parle des cultures numériques, tandis qu’OwniSciences parle de la culture scientifique – ainsi celle-ci resterait singulière, les autres devenant plurielles (c’est d’autant plus curieux que dans l’annonce du grand mix du 5 novembre, la culture numérique restait singulière). Intéressant, non ?

 

Les projets associatifs sont Sciences et Démocratie et ArtScienceFactory, actif depuis le plateau de Saclay : sur ce dernier site on trouvera les rushes du fim Nénette de Nicolas Philibert (ici) ; sur Sciences et Démocratie je serais plus dubitatif à propos de tels articles, très révélateurs d’une méfiance déplacée.

 

Nous terminerons par les projets publics.

 

Universcience.PNG Universcience.tv est une remarquable réussite d’universcience (cette alliance de la CSI et du Palais de la Découverte – un nom qui fleure bon la dématérialisation totale sur Internet, avec sa minuscule initiale – un univers qui est partout et nulle part). Quatorze chaînes avec une émission par semaine, depuis début 2010 un stock de 900 vidéos à télécharger gratuitement en VoD. Cela manquait au Web scientifique francophone, et si j’en avais eu les moyens, je l’aurais fait !  Son promoteur Alain Labouze, de formation originale (médecin et journaliste scientifique) a répondu sans faux-fuyants à une question de la salle : le budget universcience.tv c’est 10 personnes en ETP (équivalent temps plein) et 660 k€ depuis le début de l’année. Sûr que çà dépasse de loin la somme des budgets de tous les autres projets réunis, mais le résultat est là.

 

 

logo-cleo-cleaker.gif Pierre Mounier présentait hypothèses.org du CNRS (unité Cléo créée par Marin Dacos), et notamment Les Carnets de recherche. Dans le cadre des sciences humaines et sociales, au nombre de 137, ce sont des carnets d’une recherche en marche, par exemple d'une communauté de recherche donnée (ce peuvent être des chercheurs regroupés au sein d’un programme ANR). On pourra voir Les Carnets de la bande dessinée ou un carnet de doctorants, Polit’Bistro, ou un carnet de bibliothèque, Livres Anciens de Lyon.

 

Ce rapide tour d’horizon du Web 2.0 scientifique pourra, je pense, intéresser les lecteurs de ce blog (même si ce billet est inhabituel ici), comme assister hier à ces présentations m’a intéressé. Vos commentaires (le cas échéant réponse à mes questions) sont les bienvenus.

Par Alexandre Moatti - Publié dans : Enseignement des sciences / Recherche - Communauté : Les amis des maths
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 17:45
Pour ceux (comme moi) que le rapport entre science et société intéresse, j'ai écrit récemment, dans le cadre de mon séminaire à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), un article qui vient d'être publié dans Responabilité & Environnement (n°57, janvier 2010), une revue des Annales des Mines.

"Quelques éléments de réflexion sur l'incertitude à travers l'histoire des sciences et des idées"
Pour lire l'article entier, allez sur HAL-SHS.

Rousseau-herboriste.PNG
En voilà un avant-goût :

L'incertitude a de tous temps accompagné les progrès de la science et de l'industrie: la peur de l'incertain est la face cachée de toute création ou innovation. Une attitude alimente l'autre : anticiper, prévoir, sont producteurs d'innovation, d'imaginaires créateurs, mais aussi de replis, de sécurisations, de « précaution » risquant en retour de tétaniser la société. On retrouve en permanence cette ambivalente vis-à-vis de la science, qui se nourrit de la science elle-même : elle prend ses racines dans certains courants philosophiques des Lumières (Rousseau) ou de l'utopie (Fourier) ; elle est aujourd'hui théorisée par des réflexions philosophiques plus radicales, comme l'hypothèse Gaïa de James Lovelock ou la Deep Ecology du norvégien Arne Naess.

Par Alexandre Moatti - Publié dans : Enseignement des sciences / Recherche - Communauté : Science
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 08:29

Au cours d’une réunion au ministère de la recherche, la personne présentant un projet répétait plusieurs fois, à propos de différents tags et mot-clefs sur des sites Internet, les mots magiques de plus petit commun multiple (PPCM) et de « plus grand commun multiple ». Primo, cette notion-là n’existe évidemment pas. On peut toujours trouver un multiple plus grand à deux nombres quand on en a trouvé un qui est commun ! Secundo, les choses se corsent, même l’emploi du terme « plus petit commun multiple » était erroné, puisqu’en fait le plus grand commun diviseur (PGCD) est évidemment plus petit que le PPCM. C’est Euclide qui développe ces notions dans son Livre VII.

Donc, quand on manipule ces notions en langage courant (je ne m’y risquerais pas), on doit parler de plus grand diviseur commun (ou plus grand facteur commun, pour prendre un terme moins mathématique) pour un concept sous-jacent à deux idées, et de plus petit commun multiple pour un concept englobant ces deux idées.

Pour illustrer ceci avec des lettres et non avec des chiffres (c’est une ruse) : PC est le plus grand truc (mais il est petit) pour PPCM et PGCD, et PPCMGD est le plus petit machin (mais il est grand) pour ces deux mêmes termes – on ne répète pas le C et on ne  met pas trois fois P, c’est pour cela que le plus-petit-machin-qui-en-fait-est-plus-grand-que-l’autre-truc a dans ce cas six lettres et non huit.

Au fait, à quoi est égal le produit du PPCM et du PGCD de deux nombres ? Vous pouvez répondre à cela juste avec mon petit exemple ci-dessus.



Par Alexandre Moatti - Publié dans : Enseignement des sciences / Recherche - Communauté : Mathématiques
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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 11:30

Lors de la journée annuelle « Envol Recherche » de la Fondation EADS, vendredi 5 décembre, Gérard Berry, Ingénieur général des mines, professeur au Collège de France, directeur d’Esterel Technologies, a souligné une phrase intéressante : « Après le premier vol d’essai de l’A380, le dernier-né, j’ai demandé à l’ingénieur de vols comment cela s’était passé, celui-ci m’a répondu : "Très bien. L’avion s’est comporté comme dans le simulateur". Phrase étonnante, non ? ». Je vous laisse réfléchir, avec Gérard Berry, sur le contenu épistémologique de cette phrase. Généralement, ce sont les simulateurs qui modélisent la réalité, comme leur nom l'indique : avant, les simulateurs modélisaient la réalité des processus existants (simulateur de conduite de train, d’avion,…), à présent, le numérique anticipe la réalité (notamment dans le cadre de l’A380 entièrement conçu sur ordinateur)...

Par Alexandre Moatti - Publié dans : Enseignement des sciences / Recherche - Communauté : Mathématiques
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Nouveau!! Octobre 2010

RécréationsMathéphysiques

Mon dernier ouvrage est sorti le 14 octobre 2010 : Récréations mathéphysiques (éditions Le Pommier) (détails sur ce blog)

Einstein, un siècle contre lui

J'ai aussi un thème de recherche, l'alterscience, faisant l'objet d'un cours que j'ai professé à l'EHESS en 2008-2009 et 2009-2010. Il était en partie fondé sur mon second livre, "Einstein, un siècle contre lui", Odile Jacob, octobre 2007, livre d'histoire des sciences (voir billet sur ce blog, et notamment ses savoureux commentaires).

Einstein, un siècle contre lui

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