Dimanche 19 avril 2009
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Je souhaite informer mes lecteurs de la sortie de mon 3° ouvrage, vendredi 17 avril, Les Indispensables astronomiques et astrophysiques pour tous (éditions Odile Jacob). Après Les Indispensables mathématiques et physiques pour
tous (avril 2006) et Einstein, un siècle contre lui (octobre 2007), cela fait un bouquin tous les 18 mois, je vais à présent faire une pause.
Cet ouvrage part de la même démarche que le premier : mêler les mathématiques (la géométrie par exemple pour l'astronomie) et la physique (physique atomique par exemple pour l'astrophysique),
montrer la présence des maths et de la physique dans la science observationnelle, donner des noms aux objets observés (exemple : illustrer le concept de quasar par la découverte de Q3C273: ce
n'est pas qu'un concept théorique, ce sont des objets célestes concrets et observés), etc.
En astronomie, lutter contre certaines idées reçues tenaces (quelle est la cause des saisons par exemple ?). Vous retrouverez, chers lecteurs du blog, quelques éléments tels que ceci ou cela.
En astrophysique, éviter les styles amphigouriques qui n'expliquent que peu ou qui supposent des acquis, mais plutôt donner ces acquis, bases d'une culture scientifique générale en cette matière
qui s'est énormément développée depuis le début de la conquête de l'espace il y a 50 ans.
- table des matières (PDF)
- 1° de couverture (ci-contre à droite)
- 4° de couverture éditeur (ci-dessous, cliquer)
- page éditeur
À votre disposition pour en parler en commentaires ci-dessous.
Recensions du livre :
- Continent Sciences (S. Desligeorges), France-Culture 20 avril 2009, chronique
d'Azar Khalatbari.
- Recherche en cours (J.M. Galan), Radio-Aligre 24 avril 2009.
- Magazine Tangente consacré à l'astronomie, mai-juin 2009.
- en bibliographie d'un article de Libération du 23 juin 2009.
- "Livres en vitrine", site nouvelobs.com (juin
2009).
- émission "Observations célestes", Les Temps
qui courent, Radio Suisse Romande, 26 juillet 2009.
- magazine Science & Avenir, septembre 2009, version papier, aussi en ligne.
- revue La Jaune et La Rouge, août-septembre 2009, recension d'Hervé Kabla.
- revue Astronomie Magazine, n°115, septembre 2009 (PDF)
- revue Quadrature, octobre-décembre 2009, PDF en ligne (p.3)
- revue Ciel & Espace (Société française d'astronomie), novembre 2009.
- revue Études, novembre 2009, recension de Joël Dolbeault (en
ligne).
- Bulletin de l'APMEP (Association des professeurs de mathématiques), n°484 de novembre 2009 (en ligne).
- L'astronomie, revue de la Société d'Astronomie de France, novembre 2009, recension d'Alain Pelat (PDF)
- Découverte, revue du Palais de la Découverte, n°366, janv-fév. 2010, article de Kamil Fadel.
Mentions et recensions Internet :
- Culture Math (diffusion des savoirs ENS) avril 2009.
- Blog d'Hervé Kabla, 3 mai 2009.
- Association des anciens élèves des écoles des mines, mai 2009.
- Site "Automates intelligents", et site "Science.gouv.fr" recension de Christophe Jacquemin.
- Publimath (site de l'association des professeurs de mathématiques APMEP), juin 2009.
- Association pour la diffusion de la culture scientifique, Académie d'Amiens (page)
- Le Guide du Ciel de Guillaume Cannat, août 2009 (lettre)
Rencontres lecteurs :
- FNAC Nantes le mercredi 18 novembre 2009 à 17h30
Mardi 22 avril 2008
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Si vous êtes à Paris ou y passez, allez voir, jusqu’au 18 mai, l’exposition Sorbonne-plage à la BnF site de la rue de Richelieu (Paris
II°). Dans la crypte, cette exposition ramassée mais dense vous fait voyager dans une péninsule des Côtes d’Armor, l’Arcouest. C’est là que, vers 1890,
installèrent leur villégiature d’été un certain nombre d’intellectuels parisiens : Charles Seignobos, professeur de philosophie à la Sorbonne, Jean Perrin, son fils – physicien aussi – Francis
Perrin, Marie Curie – sa fille Irène et son gendre Frédéric Joliot. L’exposition ne nous narre pas que les barbotages de ces grands scientifiques (la densité de prix Nobel au m² de rocher breton
était grande !) : elle explique comment tous étaient liés par le dreyfusisme, par l’organisation de la recherche publique (la création du CNRS au début des années 1930, alors que dans les années
1910 encore Marie Curie devait chercher des fonds privés pour s’acheter du radium pour ses expériences), par l’aventure du Palais de la Découverte (Jean Perrin en tête, qui l’inaugure en 1937)…
Des photos de Paris-Match l’été où les people étaient… ces scientifiques à Sorbonne-Plage (aussi
surnommée Fort-la-Science par la presse). Une belle exposition, prenante, nous rapprochant de la vie de ces savants et … gratuite. A côté, une exposition très nombriliste où je n’ai pas accroché
(il y avait beaucoup plus de monde !), l’installation de Sophie Calle. Si vous allez à la BnF Richelieu pour cette expo-là, descendez voir aussi "Sorbonne-Plage" à la crypte ! Ah oui, aussi, ne
ratez pas la vidéo en descendant, vous y verrez la tradition perpétuée par les fillots et arrière-fillots, souvent physiciens eux aussi (comme Hélène
Langevin-Joliot) dansant la gigue bretonne sur un air de biniou !
Dimanche 9 mars 2008
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Grâce à Wikipedia (page consacrée aux congrès Solvay, à perfectionner), j'ai découvert un document exceptionnel que je souhaite vous
faire partager : une vidéo de 1927 lors du congrès Solvay de Bruxelles, ce fameux congrès qui vit s'opposer "l'école de Copenhague" (Bohr en tête, Heisenberg, Born, Pauli, Dirac) et les
tenants d'une interprétation déterministe (de Broglie, Schrödinger, Einstein, Lorentz) (cf. mon livre chapitre XIX).
On voit successivement
sur cette vidéo (commentée en anglais par Nancy Greenspan, auteur d'un livre sur Max Born) tous ces savants vivants, de manière émouvante :
– Schrödinger en grande conversation avec Bohr.
– Heisenberg, Dirac.
– Long arrêt sur image sur Max Born.
– le physicien français Léon Brillouin.
– Louis de Broglie, qui semble vouloir s'éloigner de la caméra.
– Paul Ehrenfest.
– Pauli.
– l'ensemble du groupe en goguette sur la Grand'Place de Bruxelles.
– Marie Curie souriant, voire riant (!)
– la sortie du congrès, Hôtel Métropole, avec certains visages plus fermés nous dit le commentaire.
– last but not least : H.A. Lorentz (président du congrès Solvay depuis la création en 1911; il mourra l'année suivante, en 1928), Paul
Langevin, Einstein.
– au total une belle collection de chapeaux.
– et, dernière image, des bruits de bottes de soldats belges préfigurant le désastre européen de 1939-1945. De fait, les congrès Solvay qui se
tenaient depuis 1911 à peu près tous les trois ans (sauf déjà pendant la première guerre mondiale) vont connaître une interruption entre 1933, date de l'arrivée des nationaux-socialistes au
pouvoir allemand (et le départ de nombreux savants allemands ou autrichiens) à 1948.
Mardi 9 octobre 2007
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Albert Fert, 69 ans, a obtenu pour ses travaux
sur l’électronique de spin (ou spintronique), le prix Nobel de physique 2007, qu’il partage avec l’allemand P. Grünberg. Tous deux sont
co-découvreurs de la « magnétorésistance géante », qui a permis de multiplier la capacité de mémoire des disques durs, en utilisant la propriété de spin de l’électron.
J’avais eu la chance, dans mes fonctions, d’assister à la remise de la médaille d’or du CNRS en 2003 à Albert Fert (communiqué CNRS
2003). Ce qui m’avait frappé est à quel point ce scientifique était imprégné de technologie. D’ailleurs, son dernier poste au sein du CNRS avant sa retraite était la direction d’une unité de
recherche mixte Thalès/CNRS. Dans son discours de 2003, Fert avait indiqué quelque chose de frappant, à savoir qu’il avait dû interrompre certaines de ses recherches à la trentaine, car il ne
pouvait aller au-delà de certaines limites des instruments ; et que, vingt ans plus tard, la technologie ayant progressé, il avait repris ces mêmes recherches, qui avaient abouti au concept
fécond de spintronique.
Les nanosciences et nanotechnologies (difficile de distinguer les deux, d’ailleurs), dont fait partie la spintronique, marient intimement la science
et la technologie : de la même manière que la science fait progresser, par ses applications, la technologie, dans l’autre sens la technologie permet de faire progresser la science, y compris la
science la plus fondamentale (par exemple validation de la relativité générale par la conquête de l’espace, résolution du paradoxe EPR d’Einstein par Aspect en 1982, … et aussi les nanosciences)
(j’avais exprimé cela en conclusion d’un article de mai 2007, où je citais les travaux de Fert comme illustration de
cette idée).
Enfin, comme le dit sans amertume et sans rancœur Fert dans un article du Monde du 9 janvier 2004 suite à sa médaille
d’or du CNRS, c’est son collègue allemand (co-prix Nobel) qui, avec son organisme de recherche, avait déposé les brevets de la magnétorésistance géante, qui s’avéreront fructueux puisque de
nombreux industriels utilisent cette technologie … de quoi alimenter la discussion sur les dépôts de brevet en France.
Mais l’heure est à la joie, et bravo Albert Fert pour ce magnifique prix Nobel !
Visionnez une conférence
d’Albert Fert (audio-vidéo) sur Canal U, la TV Internet des universités.
Samedi 6 octobre 2007
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Du samedi 6 octobre au dimanche 14 octobre, voilà mes événements (pour l’instant) :
- D’abord, à l’occasion de la Fête, science.gouv.fr lance deux nouveaux services : 1) « Mon science.gouv.fr » , lancé avec Netvibes,
permet de bénéficier d'une présélection de flux RSS de sciences (actualités, vidéos) ; 2) http://mobile.science.gouv.fr (attention sans www) actualités de la science sur téléphone mobile
et baladeurs.
- samedi 6, à 15h, inauguration de la Fête de la science Ile-de-France au Panthéon, en présence de Wendelin Werner, médaille Fields.
Wendelin Werner le 6 octobre au Panthéon
- samedi 6 après-midi,
colloque à la Sorbonne pour le 150 ° anniversaire de la mort d’Auguste Comte (ce docte colloque n’est pas placé
sous le signe de la Fête de la science, mais je l’y mets : après tout, l’histoire des sciences, c’est aussi la fête ; nul doute que cela aurait plu à ce joyeux noceur qu’était Comte de
participer à cette fête !)
- mercredi 10 au CNAM,
deux conférences organisées par la Fondation C.Génial et le CNAM, consacrées à l’histoire du TGV et à
l’Internet.
- mercredi 10, je donne une conférence à Amiens, sous l’égide du Rectorat et de
l’association pour la diffusion
de la culture scientifique.
- du vendredi 12 au dimanche 14,
Vingt ans du magazine Tangente, avec de nombreuses conférences
et activités (je donne aussi une conférence le vendredi 12 à 15h à la mairie du V° dans ce cadre)
- du vendredi 12 au dimanche 14, je vais aussi essayer de voir un film au
Festival du film scientifique, au Jardin des Plantes.
Voilà, j’ai pensé qu’être informé de ces divers événements pouvait vous intéresser. A vous y croiser ?
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