Mercredi 3 octobre 2007
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Lors de la
journée d’inauguration de la Fondation Sciences mathématiques de Paris, a eu lieu une conférence Traitement
de l’information par Roberto Di Cosmo, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de Pise, professeur à l’université Paris Diderot. Il donne un argument original en faveur des logiciels libres,
que je résume comme suit. La démarche du logiciel libre, c’est la :
– Possibilité d’utiliser librement les logiciels.
– Possibilité d’accéder aux sources du logiciel et de les modifier.
– Possibilité de distribuer le logiciel.
– Possibilité de distribuer les nouveaux logiciels obtenus à partir du logiciel initial.
Ce spécialiste des relations entre mathématiques et informatique compare cela à la démarche mathématique :
– Possibilité d’utiliser les théorèmes d’autrui.
– Possibilité de comprendre le raisonnement d’autrui, de l’améliorer, par ailleurs d’obtenir de nouveaux résultats.
– Possibilité de faire connaître les théorèmes d’autrui.
– Possibilité de faire connaître ses propres résultats.
Di Cosmo conclut ainsi : « La démarche du logiciel libre est directement transposée de la démarche mathématique. Si nous acceptons l’une, acceptons l’autre ».
Par Alexandre Moatti
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Publié dans : Techniques Blog
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Mais tu as raison de nous remettre dans l'économie. Les concepteurs de logiciel libre (comme les bloggueurs dont nous sommes !) n'y trouvent-ils pas leur intérêt en termes de reconnaissance, d'accomplissement ?
Allant plus loin que Di Cosmo, je force le trait sur son parallèle : peut-on comparer l'histoire (récente) du logiciel libre à celle des mathématiques il y a quatre siècles, où des Fermat (magistrat du roi à Toulouse) ou des Mersenne (religieux) assuraient eux aussi leur subsistance par ailleurs, indépendamment de leur intérêt pour les mathématiques ? N'est-il pas permis d'espérer ?
A.M.
- les logiciels libres peuvent susciter de nouveaux champs de recherche (gestion des mises à jours par exemple)
- la formation des ingénieurs de demain doit changer pour s'adapter à la complexité grandissante des logiciels (y compris libres)
- et surout, l'Europe doit oeuvrer pour retenir les créateurs de valeurs (issus du monde "libre") et avoir aussi dans le domaine des success story (l'Europe a plein de développeurs dans le libre mais peu de valorisation)