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Avril 2009, pour l'Année mondiale de l'Astronomie, sortie de mon livre "Les Indispensables astronomiques et astrophysiques pour tous" (éditions Odile Jacob). Comme mon premier livre
(2006, colonne de gauche ci-contre), c'est un livre de notions de base illustrées avec des exemples concrets, s'appuyant sur les mathématiques (géométrie notamment) pour l'astronomie, et sur la physique pour
l'astrophysique.
En matière de sciences et d’enseignement (mon deuxième billet dans cette catégorie), j’ai découvert un petit livre aux Editions Raison d’Agir (groupe Seuil). J’aime bien cette collection, et ses ouvrages s’attaquant aux idées reçues (dans la même collection, j’avais cité en bibliographie de mon livre le remarquable Prodiges et vertiges de l’analogie, de J. Bouveresse, professeur de philosophie au Collège de France). Il s’agit du livre de Bernard Convert, sociologue au CNRS-Université de Lille : Les impasses de la démocratisation scolaire, sur une prétendue crise des vocations scientifiques (90p., 6€).- La désaffection universitaire ne concerne pas uniquement la science, mais l’ensemble des " disciplines théoriques " (lettres, histoire, sciences humaines,….)
- Les bacheliers S restent ceux qui ont le plus grand choix : quand des filières nouvelles se créent (enseignements supérieurs professionnalisés), il y a mécaniquement baisse des inscriptions en faculté générale ; en effet seuls les bacheliers S ont la capacité de s’inscrire en faculté de sciences.
- Les lycéens sont à la recherche de filières sélectives : les filières professionnalisantes sont choisies " non parce qu’elles sont associées à des débouchés précis, mais parce que leur caractère sélectif à l’entrée apparaît synonyme de débouchés professionnels plus sûrs ".
- Un bémol pour la physique-chimie : avant 1995 le bac C était indifférencié math-physique-chimie, la création d’un bac S avec quatre options (math, physique-chimie, SVT, sciences de l’ingénieur) a fait décroître les inscriptions en enseignement général de physique-chimie en faculté. On a reporté une forme de sélection plus en amont : l’option Math (qui reste la " voie royale ") et l’option Physique-Chimie attirent en Terminale des jeunes aux profils et ambitions très différentes. "Choisir P-C, c'est souvent reculer devant les maths"!
- On observe un intérêt accru pour les sciences de la vie, et l’inscription en faculté de médecine : l’image du chercheur biologiste à l’Institut Pasteur est plus valorisée que celle du chercheur en physique au CERN.
- Eléments de comparaison internationale : même phénomène aux USA, on observe une augmentation des filières droit, santé, gestion, au détriment de sciences, lettres. En Allemagne, les inscriptions de physique-chimie en faculté sont très dépendants des signaux donnés par les branches industrielles (ex. BASF pour la chimie, Siemens pour la physique) : s’ensuit une série de coups d’accordéon sur les inscirptions, correspondants aux manques et trop-pleins successifs d'emploi de ces branches industrielles.
D'autres éléments plus détaillés sur ce livre, ici.
Mon dernier ouvrage est sorti le 14 octobre 2010 : Récréations mathéphysiques (éditions Le Pommier) (détails sur ce blog)
J'ai aussi un thème de recherche, l'alterscience, faisant l'objet d'un cours que j'ai professé à l'EHESS en
2008-2009 et 2009-2010. Il était en
partie fondé sur mon second livre, "Einstein, un siècle contre lui", Odile Jacob, octobre 2007, livre d'histoire des sciences (voir billet sur ce blog, et notamment ses savoureux commentaires).
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