Partager l'article ! Varia février 2011: Un peu de maths (entendues à France-Culture juste après l’émission à laquelle j’ai participé jeudi 3)& ...
Avril 2009, pour l'Année mondiale de l'Astronomie, sortie de mon livre "Les Indispensables astronomiques et astrophysiques pour tous" (éditions Odile Jacob). Comme mon premier livre
(2006, colonne de gauche ci-contre), c'est un livre de notions de base illustrées avec des exemples concrets, s'appuyant sur les mathématiques (géométrie notamment) pour l'astronomie, et sur la physique pour
l'astrophysique.
Un peu de maths (entendues à France-Culture juste après l’émission à laquelle j’ai participé jeudi 3) : la somme des carrés des diagonales d’un parallélogramme quelconque est égale à la somme des carrés de ses côtés (une sorte d’extension de Pythagore). VRAI ou FAUX ? De nombreuses solutions ici : ma préférence va à la solution produit scalaire, très élégante – voir aussi la première solution, utilisant Pythagore – les solutions de type puzzle sont à mon sens trop difficiles, dans ce cas !
Un peu de logique (entendue au séminaire en l’honneur d’Ivor Grattan-Guinness à Paris VII) : soit la phrase « Je dis que je vais acheter cette maison ». La négation interne est « Je dis que je ne vais pas acheter cette maison ». La négation externe est « Je ne dis pas que je vais acheter cette maison ». Existe aussi la combinaison des deux.
Toujours venant du Pr. Grattan-Guinness : on ne compte pas à partir de 1, mais à partir de 0. S’adressant aux participants du colloque : « Nombre d’éléphants dans cette salle » : 0 ; « Nombre de femmes dans cette salle » : on constate qu’il n’y en a pas 0, et ensuite on commence à les dénombrer. La conception « Y a-t-il ou non tel objet présent ? » (ensemble vide ou non) précède le dénombrement. Il donne un autre exemple : les scores de football.
Un peu de nov’langue : en réunion d'administration de la recherche, entendu parler de l’Alliance (sans autre précision), comme si c’était un terme quasi-religieux, représentant une entité suprême, une sorte de Grand Architecte... de la recherche.
Un peu d’alterscience (elle est
à la science ce que la nov’langue est à la langue) : dans la suite de mon séminaire EHESS, j’ai fait deux
articles, dans Sciences et Pseudo-sciences n°292 (en ligne depuis janvier ici), et dans Pour la Science de
janvier 2011 ; article payant 1€ ici, je ne peux pas le mettre en ligne
dans son intégralité puisque le magazine est payant, mais je recueillerai volontiers les commentaires ci-dessous sur ces deux articles.
Mon dernier ouvrage est sorti le 14 octobre 2010 : Récréations mathéphysiques (éditions Le Pommier) (détails sur ce blog)
J'ai aussi un thème de recherche, l'alterscience, faisant l'objet d'un cours que j'ai professé à l'EHESS en
2008-2009 et 2009-2010. Il était en
partie fondé sur mon second livre, "Einstein, un siècle contre lui", Odile Jacob, octobre 2007, livre d'histoire des sciences (voir billet sur ce blog, et notamment ses savoureux commentaires).
Pour le parallélogramme, il suffit de considérer l'égalité suivante (nombres complexes) : |z+z'|²+|z-z'|²=2(|z|²+|z'|²).
Merci, très élégant. Cà se rapproche de la solution par les produits scalaires. C'est curieux, quand on entend le problème, on ne pense pas spontanément à ce genre de solutions (produits scalaires, modules complexes,...). A.M.
En effet, fleurissent les « machins » dont le chercheur de base peine à comprendre l'utilité et l'articulation. Lorsque j'ai entendu mon directeur de laboratoire parler de l'« alliance », j'ai eu la même réaction.
Très belle démonstration, j'adore.
Sur l'alterscience: as-tu pensé à un article sur Wikipedia?
Pour détailler un peu pour nos lecteurs la démonstration de WOK ci-dessus (voir aussi la démonstration par les produits scalaires dans le lien du billet) : on imagine un parallélogramme, z est l'affixe complexe du grand côté (mettons horizontal), z' est le petit côté (mettons plutôt vertical). |z+z'| est alors la longueur de l'affixe somme, c'est à dire de la grande diagonale, [z-z'| est la longueur de l'affixe différence, c'est à dire la petite diagonale. A.M.