Pourquoi ce blog ?

CouvPocheIndispensables
J'ai créé ce blog lors de la sortie de mon livre "Les Indispensables mathématiques et physiques pour tous", Odile Jacob, avril 2006 ; livre republié en poche en octobre 2011 (achat en ligne) (sommaire du livre).
Je développe dans ce blog des notions de mathématiques et de physique à destination du plus large public possible, en essayant de susciter questions et discussion: n'hésitez pas à laisser vos commentaires!

Indispensables astronomiques

Avril 2009, pour l'Année mondiale de l'Astronomie, sortie de mon livre "Les Indispensables astronomiques et astrophysiques pour tous" (éditions Odile Jacob). Comme mon premier livre (2006, colonne de gauche ci-contre), c'est un livre de notions de base illustrées avec des exemples concrets, s'appuyant sur les mathématiques (géométrie notamment) pour l'astronomie, et sur la physique pour l'astrophysique.

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Enseignement des sciences / Recherche

Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 20:25

Paris VI°, près d’un grand lycée, des feuilles volantes scotchées sur des arbres. Un seul message : MATHÉMATIQUES (en gros) par un étudiant de l’ESSEC (en petit) avec un numéro de téléphone portable. Ces feuilles volantes ne sont pas restées longtemps. Le message était fort d’une association entre mathématiques et petits cours – un peu comme si les maths c’était cela, et uniquement cela ? Çà m’a frappé, en écho à ma tribune sur les travers pris par la sélection par les mathématiques.  CoursSciencesAugusteComte.jpg

PS: Ironie du sort, ou clin d’œil de l’histoire : cet affichage sauvage c’était rue Auguste Comte (près du lycée Montaigne). Quand on sait qu’Auguste Comte, qui a fondé (avec certains excès) une grande œuvre philosophique, la philosophie positive, a par ailleurs gagné sa vie en galérant comme répétiteur de mathématiques dans des institutions de préparation au concours de Polytechnique (cours Laville par exemple), cela ne manque pas de sel.

 

 

 

 

Par Alexandre Moatti - Publié dans : Enseignement des sciences / Recherche - Communauté : Les amis des maths
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 10:44

cÀ l'occasion du 25° anniversaire de la disparition de Georges Besse (1927-1986), la société savante que je préside, la Société des amis de la bibliothèque et de l'histoire de l'École polytechnique, a fait paraître le numéro 49 de son Bulletin en hommage à Besse (bulletin coordonné par C. Marbach). Nous préparons un débat le lundi 14 novembre au soir à l'École des mines sur le même propos.

  georges-besse 9

J'ai proposé avec Pierre Couveinhes, rédacteur en chef des Annales des Mines (qui ont repris le même contenu dans leur numéro d'août de Réalités Industrielles), une tribune publiée dans Les Échos de ce jour (ici).

 

Cette tribune concerne les rapports entre science et société - c'est pour cela que j'en parle dans ce blog. L'idée est de réfléchir, de manière brève comme ce format presse l'exige : 1°) la sélection par la science n'est-elle pas plus démocratique que les sélections de type SciencesPo qui se mettent en place dès la terminale à présent ? ; 2°) sur le management des entreprises par l'aspect industriel et non financier, dans la tradition d'une France d'ingénieurs issu d'un saint-simonisme scientifique et social ; 3°) sur les idéologies violemment anti-science et anti-technologie qu'on trouve dans diverses mouvements (certains altermondialistes notamment).

 

Le dernier paragraphe de cette tribune (non repris par Les Echos) faisait le lien entre les trois sujets de la manière qui suit:

 

 

Finalement, les enseignements à tirer de l’analyse du parcours de Georges Besse paraissent, selon le côté où l’on se place, soit éloignés de vingt-cinq années-lumière et totalement hors contexte de nos jours, soit d’une singulière actualité grâce au fil directeur qui les relie : le rapport de nos sociétés avec la science et la technique et, osons le mot, avec le progrès – tel qu’il était compris à l’origine, et tel qu’on peut le voir encore, c'est-à-dire le progrès humain.

 

Tous commentaires, même divergents, appréciés ci-dessous.

Par Alexandre Moatti - Publié dans : Enseignement des sciences / Recherche - Communauté : Les amis des maths
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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 14:55

J'ai soutenu lundi dernier 3 octobre 2011 une thèse (École doctorale d’histoire, Paris I-Sorbonne) sur : "Gaspard-Gustave de Coriolis (1792-1843) : un mathématicien, théoricien de la mécanique appliquée". Le jury et le résumé de la thèse figurent ci-après. Je mets une des dernières versions de cette thèse en téléchargement (ici, PDF 6,4 Mo) (ajoût du 26 novembre : j'ai aussi mis la thèse sur le serveur national de thèses TEL)


Le personnage m’avait intéressé (et m’intéresse toujours) parce que son nom est universellement connu (force de Coriolis), alors que sa vie et son œuvre le sont nettement moins. Il est aussi représentatif d’une époque passionnante, « l’âge d’or » de la science française, entre 1800 et 1850, avec notamment ces premiers polytechniciens dont Coriolis.

  Gustave_coriolis.jpg

 

Je mets aussi la dernière main à un article sur BibNum analysant les deux articles de 1831 & 1835 de Coriolis sur le mouvement relatif (force d'entraînement et force de Coriolis), extrait et adapté de ma thèse.

 

J'aime bien  la phrase d'Erik Orsenna dans un de ses romans (Portait du Gulf Stream, Seuil 2005):

Rien n’indique que notre Gaspard Gustave ait jamais mis le pied sur un bateau ni qu’il se soit jamais intéressé à la mer. Le fait est là : pour les siècles des siècles, Coriolis est celui qui a expliqué l’influence de la rotation de la Terre sur le parcours des vents et des courants. 


Composition du jury :

- Bruno Belhoste, professeur, Université Paris I Panthéon-Sorbonne

- Gérard Jorland, directeur d’études à l’EHESS (rapporteur & président du jury).

- Olivier Darrigol, REHSEIS Université Paris VII Denis Diderot, directeur de recherche au CNRS (rapporteur).

- Antoine Picon, ingénieur en chef des ponts et chaussées, chercheur au LATTS (École des ponts ParisTech), professeur à la Harvard School of Design.

- Norbert Verdier, docteur en histoire des sciences, chercheur au GHDSO Paris XI.

 


Gaspard-Gustave de Coriolis (1792-1843) : un mathématicien, théoricien de la mécanique appliquée

 

- Thèse de doctorat en histoire (spécialité histoire des sciences) -

 

Cette thèse à caractère biographique est une étude de la carrière et de l’œuvre scientifiques de Gaspard-Gustave de Coriolis (1792-1843), polytechnicien, ingénieur des ponts et chaussées, dont le nom est universellement connu (force de Coriolis), mais dont le parcours et l’œuvre multiforme sont peu connus. Le fait que Coriolis fasse l’intégralité de sa carrière comme enseignant, puis directeur des études à l’École polytechnique, et que par ailleurs il participe à l’évolution de l’École et du Corps des ponts et chaussées à partir de 1830, nous donne un éclairage intéressant sur ces institutions (notamment grâce à la correspondance privée de Coriolis de 1838 à sa mort). Concernant son œuvre scientifique, sont rappelés ses apports de mathématicien. Son œuvre se caractérise principalement, toutefois, par une approche avant tout mathématique et théorique de la mécanique appliquée aux machines – il établit les fondements d’une théorie du travail. Cette approche et les résultats importants qui peuvent être attribués à ce savant, comme la définition physique du travail, les forces d’entraînement ou les forces centrifuges composées (forces de Coriolis), témoignent du lien tissé par Coriolis entre la mécanique rationnelle des géomètres et la mécanique appliquée à l’industrie naissante des machines.

 

Par Alexandre Moatti - Publié dans : Enseignement des sciences / Recherche - Communauté : Les amis des maths
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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 11:26

Le titre est un peu caricatural, il y avait bien évidemment des revues à majorité d’articles en allemand ou en anglais (voir par exemple Journal de Crelle, fondé en 1826, en Allemagne).

 

Là où cela devient plus intéressant, c’est dans certains pays comme la Norvège ou la Suède – qui créant des revues devaient choisir une langue de publication. Il me semble que la revue Acta Mathematica (fondée en Suède en 1882) avait au départ des articles majoritairement en français, qui était encore vue à la fin du XIXe siècle comme la langue des sciences (celle qu’on choisissait pour que tous comprennent). Voici un indice, l’ouvrage édité par quatre maisons d’édition (Kristiania en Norvège, Paris, Londres, Leipzig) en hommage au norvégien Niels Abel pour le centenaire de sa naissance (1902) :

Abel-livre.jpg

 

Un autre indice sur lequel je suis tombé cette même semaine est la langue des congrès Solvay de physique ou de chimie, qui se tiennent à Bruxelles. Le français semble en être la langue officielle jusqu’en 1961-1962 (voir WP engl.) ; en revanche en 1964, c’est l’anglais qui semble en être la langue officielle. J’ai été étonné que ce fût si tard.

 

Je suis preneur en commentaires d’éléments sur le sujet : publications (toutes époques) montrant que le français est reconnu comme langue internationale en science, bibliographie sur le sujet le cas échéant,…

 

(article publié aussi sur mon blog Bibliothèques numériques, et sur le blog Autour de BibNum)

 

Par Alexandre Moatti - Publié dans : Enseignement des sciences / Recherche - Communauté : Mathématiques
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Samedi 26 février 2011 6 26 /02 /Fév /2011 23:42

Un peu de maths (entendues à France-Culture juste après l’émission à laquelle j’ai participé jeudi 3) : la somme des carrés des diagonales d’un parallélogramme quelconque est égale à la somme des carrés de ses côtés (une sorte d’extension de Pythagore). VRAI ou FAUX ? De nombreuses solutions ici : ma préférence va à la solution produit scalaire, très élégante – voir aussi la première solution, utilisant Pythagore – les solutions de type puzzle sont à mon sens trop difficiles, dans ce cas !

 

Un peu de logique (entendue au séminaire en l’honneur d’Ivor Grattan-Guinness à Paris VII) : soit la phrase « Je dis que je vais acheter cette maison ». La négation interne est « Je dis que je ne vais pas acheter cette maison ». La négation externe est « Je ne dis pas que je vais acheter cette maison ». Existe aussi la combinaison des deux.

Toujours venant du Pr. Grattan-Guinness : on ne compte pas à partir de 1, mais à partir de 0. S’adressant aux participants du colloque : « Nombre d’éléphants dans cette salle » : 0 ; « Nombre de femmes dans cette salle » : on constate qu’il n’y en a pas 0, et ensuite on commence à les dénombrer. La conception « Y a-t-il ou non tel objet présent ? » (ensemble vide ou non) précède le dénombrement. Il donne un autre exemple : les scores de football.

 

Un peu de nov’langue : en réunion d'administration de la recherche, entendu parler de l’Alliance (sans autre précision), comme si c’était un terme quasi-religieux, représentant une entité suprême, une sorte de Grand Architecte... de la recherche.

arche-alliance.JPG

Un peu d’alterscience (elle est à la science ce que la nov’langue est à la langue) : dans la suite de mon séminaire EHESS, j’ai fait deux articles, dans Sciences et Pseudo-sciences n°292 (en ligne depuis janvier ici), et dans Pour la Science de janvier 2011 ; article payant 1€ ici, je ne peux pas le mettre en ligne dans son intégralité puisque le magazine est payant, mais je recueillerai volontiers les commentaires ci-dessous sur ces deux articles.

Par Alexandre Moatti - Publié dans : Enseignement des sciences / Recherche - Communauté : Les amis des maths
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Nouveau!! Octobre 2010

RécréationsMathéphysiques

Mon dernier ouvrage est sorti le 14 octobre 2010 : Récréations mathéphysiques (éditions Le Pommier) (détails sur ce blog)

Einstein, un siècle contre lui

J'ai aussi un thème de recherche, l'alterscience, faisant l'objet d'un cours que j'ai professé à l'EHESS en 2008-2009 et 2009-2010. Il était en partie fondé sur mon second livre, "Einstein, un siècle contre lui", Odile Jacob, octobre 2007, livre d'histoire des sciences (voir billet sur ce blog, et notamment ses savoureux commentaires).

Einstein, un siècle contre lui

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