Pourquoi ce blog ?

CouvPocheIndispensables
J'ai créé ce blog lors de la sortie de mon livre "Les Indispensables mathématiques et physiques pour tous", Odile Jacob, avril 2006 ; livre republié en poche en octobre 2011 (achat en ligne) (sommaire du livre).
Je développe dans ce blog des notions de mathématiques et de physique à destination du plus large public possible, en essayant de susciter questions et discussion: n'hésitez pas à laisser vos commentaires!

Indispensables astronomiques

Avril 2009, pour l'Année mondiale de l'Astronomie, sortie de mon livre "Les Indispensables astronomiques et astrophysiques pour tous" (éditions Odile Jacob). Comme mon premier livre (2006, colonne de gauche ci-contre), c'est un livre de notions de base illustrées avec des exemples concrets, s'appuyant sur les mathématiques (géométrie notamment) pour l'astronomie, et sur la physique pour l'astrophysique.

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D'autres quasi-indispensables physiques

Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 10:28

Il m'a été donné de passer quelques jours de vacances dans l'hémisphère Sud la semaine dernière. J'ai pu y vérifier un point ténu, mais patent, d'astronomie (p. 35 de mon ouvrage d'astronomie). La Lune ment dans l'hémisphère Nord, elle ne ment pas dans l'hémisphère Sud.

Mentir... Sous nos latitudes, quand la Lune fait un C (partie parfaitement ronde à gauche), elle Décroît - quand elle fait un D (partie parfaitement ronde à droite), elle Croît.

Dimanche, c'était pleine Lune (rappel : c'est pleine Lune pour tous les humains en même temps - contrairement à ce que croient certains). Juste avant, vendredi, j'ai pu prendre à l'Ile Maurice cette photo de Lune montante (croissante vers la pleine Lune) qui ne ment pas, formant un C sur sa gauche :
P1000540.JPG

Et pour ceux qui ne croient toujours pas qu'on voit la Lune en plein jour (pas la pleine Lune, évidemment, qui est opposée au Soleil et ne se voit que la nuit), voilà, toujours dans l'hémisphère Sud, toujours croissante, toujours formant un C sur la gauche :
P1000553red.JPG

On se convaincra aisément (j'aime bien cette formule) de ce phénomène en regardant un C au loin et en mettant la tête en bas. Est-ce la chiralité des astres dont parlait déjà Aristote et que nous rappelle A. Sevin dans le dernier article BibNum ? (NB: un objet est chiral quand il n'est pas superposble à son image dans un miroir, comme la main, kheir en grec).

@@@@@@@

Enfin, pour ceux qui ont suivi jusque là, un magnifique lever de pleine Lune sur l'Océan Indien, plein Est, quelque temps après le coucher du Soleil à l'opposé:
P1000613red.JPG

Par Alexandre Moatti - Publié dans : D'autres quasi-indispensables physiques - Communauté : Les amis des maths
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 18:06

Le dernier texte BibNum porte sur « l’esprit taupin ». Les polytechniciens n’y sont pas à la fête, pas étonnant de la part d’un universitaire comme Bouasse aux dents acérées, y compris avec ses collègues ! D’une autre côté, dans l’éternel débat universités/grandes écoles qui refait florès en ce début d’année 2010 (cf. mon papier de 2002), cet article BibNum fait pendant au précédent où le normalien et mathématicien André Weil, le frère à Simone, ne manque pas d’égratigner la Faculté. 1 partout.

Bon. Parlons physique, un peu. Plus intéressant que la politique. Ce texte de Bouasse mentionne la machine d’Atwood, du nom du physicien britannique (1746-1807). Wikipedia nous indique que beaucoup de machines d’Atwood sont cachées dans les placards des lycées, qu’avant elles étaient utilisées pour illustrer le principe de Newton f = mγ.

Atwood.gif

Le problème en effet, pour faire de la physique expérimentale (chère à Bouasse), est que g, accélération de la pesanteur, est élevé ! On avait illustré la chute des corps de Galilée dans un billet précédent : chute de 2m en 0,6 sec, pas le temps de voir grand’chose. Alors Atwood a ralenti l’accélération de la pesanteur !

Vous mettez deux masses m en équilibre autour d’une poulie. Et vous allez étudier le mouvement uniformément accéléré pour une surcharge s sur l’une des deux masses m… Pour aller vite, la force supplémentaire sg s’applique au système en équilibre, et l’ensemble formé des deux masses et de la surcharge (2m+s) vient à subir une accélération γ telle que (2m+s) γ = sg, soit γ = [1/ (1+2m/s)]g

γ est bien évidemment plus faible que g – les masses descendent plus lentement que sous l’action de la pesanteur : tout se passe comme si on avait réduit l’action de la pesanteur d’un facteur (1+2m/s). Mais ce n’est pas encore l’apesanteur comme Hawking en ZeroG !

Alors, vite, sortons les machines d’Atwood des placards !

Par Alexandre Moatti - Publié dans : D'autres quasi-indispensables physiques - Communauté : Science
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 15:17

L’écriture d’un texte pour BibNum m’a amené à travailler avec Coriolis (1792-1843) sur « le bruit du tonnerre ».

On connaît le décalage entre la vitesse de propagation du son et celle de la lumière, un million de fois plus grande. Ainsi, on entend le début du tonnerre quelques secondes après avoir vu l’éclair : c’est d’ailleurs un moyen empirique de connaître la distance à laquelle se situe un orage, de savoir s’il s’éloigne ou se rapproche, en comptant le nombre de secondes entre l’éclair et le tonnerre : ainsi, pour 9 secondes ainsi comptées, l’orage est à environ 3 kilomètres (9s ×340 m/s = environ 3 kms).

Mais plutôt qu’à ce décalage, intéressons-nous à la cause du bruit du tonnerre et à sa durée. Le bruit du tonnerre est causé par le déplacement de l’air par la foudre sur son chemin : l’air étant ainsi déplacé à une vitesse supérieure à celle du son, il y a création d’une onde de choc sonore et détonation. C’est le « franchissement du mur du son », analogue au bang de l’avion supersonique ou au claquement du fouet.

 

Image Observatoire du Pic du Midi de Bigorre

(spécialisé notamment dans l'étude de la foudre)


La durée du bruit du tonnerre (à partir du moment où on l’entend, après qu’on a compté les secondes comme ci-dessus) peut être brève –déchirement – ou longue – grondement. En fait, la foudre crée des chocs tout au long du chemin qu’elle parcourt, et l’onde sonore née plus loin de nous sur ce parcours nous arrive après celle née plus près de nous. Quand l’éclair tombe verticalement (ou plus précisément de manière perpendiculaire à la ligne reliant l’observateur au trajet de l’éclair), le bruit est fort et quasi-instantané. Quand il se propage de manière oblique dans le ciel, la détonation durera plus longtemps.

 

Laissons parler Coriolis :


Nous devons donc nous représenter l’éclair comme une série de points  formant une ligne irrégulière et même anguleuse dont tous les points produisent au même instant des détonations de différentes intensités. Si tous ces points étaient à des distances de l’oreille qui ne différassent pas beaucoup relativement à la vitesse du son, l’éclair ne produirait, pour l’observateur, qu’une seule détonation ; mais comme les différences des distances de tous les points de ce trajet à l’observateur sont au contraire très grandes par rapport à la vitesse du son, elles se changent en différences de temps (...)

 

Accès article Coriolis sur BibNum (onglet "Analyse" ou "A télécharger")

Par Alexandre Moatti - Publié dans : D'autres quasi-indispensables physiques - Communauté : Les amis des maths
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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 18:31

Dans un précédent billet faisant suite à une visite d'un atelier TGV à Saint-Denis, j'avais parlé de la forme en Z de la caténaire entre deux poteaux de suspension, forme en Z nécessaire pour ne pas user le pantographe en un point (cisaillement), et permettant une usure répartie sur toute la largeur du pantographe.

 

Cette fois-ci intéressons-nous à un autre aspect de la caténaire, sa forme « dans l'autre sens », dans le plan vertical. En première approche, la caténaire, suspendue entre deux poteaux (on dit poteaux à la SNCF et pylônes chez EDF), pend la forme d'un fil pesant sous son poids, c'est-à-dire celle de la courbe mathématique de la chaînette. D'ailleurs faisons un peu de latin-italien-français : caténaire, c'est bien la catena (chaîne) latine, qu'on retrouve dans le football italien catenaccio (verrou, chaîne bloquante).

 

  

Mais, en fait, un fil de contact électrique prenant la forme d'une chaînette entre deux poteaux situés à plus de 100 m de distance est impensable, puisqu'il écraserait le pantographe. C'est pourquoi le système (cf. image) est composé de deux éléments : un câble porteur en haut qui, lui, a la forme de la chaînette entre deux poteaux, relié au câble de contact électrique par des fils métalliques suspenseurs de hauteur variable, « corrigeant » la flèche du câble porteur : le fil de contact s'aligne alors presque à l'horizontale et ne subit qu'une flèche minime qui est liée à l'écartement entre suspenseurs et non plus à celui entre les poteaux.

 

Levons les yeux quand nous prenons le train, moi je ne savais pas qu'il y avait du Leibniz (le « découvreur » de la courbe de la chaînette) dans l'alimentation électrique des trains!


Pour aller plus loin :

- La page «En regardant passer le train » sur le site de la Fondation C.Génial.
- Le texte de Leibniz sur la découverte de la chaînette expliqué sur le site BibNum.

Par Alexandre Moatti - Publié dans : D'autres quasi-indispensables physiques - Communauté : Mathématiques
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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /Jan /2009 22:14
Honneur à l'astronomie,  toujours, l'année mondiale ayant été lancée vendredi dernier  16 janvier à l'UNESCO à Paris. Il existe un deuxième point de Lagrange, symétrique du premier par rapport à la Terre, de l'autre côté de celle-ci, toujours à 1 500 000 km. La Terre est située entre le Soleil et ce point : un satellite situé en ce point devrait tourner autour du Soleil moins vite que ne le fait la Terre, car il est plus éloigné du Soleil, mais... le champ gravitationnel de la Terre entraîne le satellite avec elle, ce qui fait qu'il va plus vite... à la différence du premier point de Lagrange où le satellite est ralenti... mais dans les deux cas la conséquence est que les trois corps (Soleil-Terre-satellite) restent sur le même axe en permanence, donc que le satellite reste près de la Terre, ce qui est très pratique.
A ce second point de Lagrange on met des satellites chargés d'observer l'Univers, tournant à 360° sans être gêné par la lumière solaire puisque la Terre est entre le satellite et le Soleil...exemple le futur James Webb Space Telescope (2013) y trouvera sa place.



NB  pour ceux qui veulent y réfléchir : il y a deux points de Lagrange sur l'axe Soleil-Terre comme il y a deux points de marée haute sur l'axe Terre-Lune, un "sous la Lune", le deuxième de l'autre côté ; c'est la même formule de différentiel d'attraction en 1/D3 qui régit cela.
Par Alexandre Moatti - Publié dans : D'autres quasi-indispensables physiques
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Nouveau!! Octobre 2010

RécréationsMathéphysiques

Mon dernier ouvrage est sorti le 14 octobre 2010 : Récréations mathéphysiques (éditions Le Pommier) (détails sur ce blog)

Einstein, un siècle contre lui

J'ai aussi un thème de recherche, l'alterscience, faisant l'objet d'un cours que j'ai professé à l'EHESS en 2008-2009 et 2009-2010. Il était en partie fondé sur mon second livre, "Einstein, un siècle contre lui", Odile Jacob, octobre 2007, livre d'histoire des sciences (voir billet sur ce blog, et notamment ses savoureux commentaires).

Einstein, un siècle contre lui

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