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CouvPocheIndispensables
J'ai créé ce blog lors de la sortie de mon livre "Les Indispensables mathématiques et physiques pour tous", Odile Jacob, avril 2006 ; livre republié en poche en octobre 2011 (achat en ligne) (sommaire du livre).
Je développe dans ce blog des notions de mathématiques et de physique à destination du plus large public possible, en essayant de susciter questions et discussion: n'hésitez pas à laisser vos commentaires!

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Indispensables astronomiques

Nouveauté octobre 2013, mon livre "Les Indispensables astronomiques et astrophysiques pour tous" est sorti en poche, 9,5€ (éditions Odile Jacob, éidtion originale 2009). Comme mon premier livre (Les Indispensables mathématiques et physiques), c'est un livre de notions de base illustrées avec des exemples concrets, s'appuyant sur les mathématiques (géométrie notamment) pour l'astronomie, et sur la physique pour l'astrophysique. Je recommande vivement sa lecture.

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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 14:52

Cycloide2.JPGOn connaît la forme de la cycloïde (figure) qui correspond à la courbe décrite par un point fixe sur un cercle qui roule sans glisser sur un plan. Pascal et Mersenne s’étonnaient que les Anciens n’aient pas découvert cette courbe : de fait, c’est au XVII° siècle qu’elle va être " découverte " et caractérisée. Nous l’étudierons prochainement du point de vue de la physique, car c’est une courbe qui possède des propriétés naturelles intéressantes. En attendant, pour vous mettre en haleine, une petite devinette physico-mathématique  : soit une boule de billard frappée à une vitesse V (donc lancée dans un mouvement de rotation sans glissement sur le tapis), peut-on exprimer en fonction de la vitesse V la longueur entre deux points de rebroussement de la cycloïde, c’est à dire la longueur AB ?

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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 22:01

Certaines lois économiques, même si elles ne sont pas scientifiquement fondamentales, sont intéressantes car elles font appel à l’intuition, et par ailleurs elles constituent une belle application des mathématiques à la vie courante. On a vu dans un précédent billet le principe des enchères de Vickrey (prix Nobel d’économie), et l’utilisation de ce mode d’enchères dans des sites internet.

Voyons à présent la «
loi de Metcalfe » ; elle ne porte pas le nom d’un prix Nobel, mais, comme la loi de Moore, d’un dirigeant de l’industrie (fondateur de la société 3M) ; c’est une loi empirique, que vous pouvez « intuiter » facilement. Elle dit que certains réseaux à N utilisateurs croissent en fonction de N².

D’abord, par contraste, l’exemple  d’un réseau qui n’obéit pas à cette loi : les abonnés à une chaîne de télévision. En jargon télécoms, c’est du « point-to-multipoint », ou du « broadcasting », c’est à dire qu’il n’y a pas de communications entre les abonnés eux-mêmes, mais entre un point central et les abonnés : ces réseaux croissent normalement en fonction du nombre d’abonnés N.

En revanche, les réseaux à communication entre utilisateurs, comme ceux de téléphone fixe, de GSM, d’e-mail, de peer-to-peer, ou les réseaux communautaires (Facebook et autres) actuellement en pleine croissance, obéissent à cette loi : le réseau prend de la valeur aux yeux d'un utilisateur en fonction du nombre potentiel d’utilisateurs avec lesquels il peut entrer en relation ; chacun des N utilisateurs peut le faire avec N utilisateurs (en fait N – 1 pour être précis, s’il ne se compte pas lui-même), donc existe un potentiel de N² communications possibles.

Metcalfe.JPG
Les réseaux de Metcalfe sont des réseaux où la croissance, en N² donc, peut présenter deux phases fort différentes, et différentes des réseaux à croissance en N :
-    Tant que N est faible, le réseau ne décolle pas : vous n’avez pas envie de vous abonner à     un réseau où vous pourriez entrer en relation avec un nombre limité de personnes.
-    A partir d’un certain nombre d’abonnés, l’abonnement se justifie, et le réseau va «exploser», avec un effet boule de neige en N² et non un effet linéaire en N.

(c’est ce qui semble se passer actuellement avec les réseaux communautaires de type Facebook ; c’est ce qu’il m’a semblé se passer entre septembre 1997 et janvier 1998 avec les GSM en France : on en voyait très peu avant cette période, par comparaison par exemple avec l’Italie, et d’ailleurs la France était à la traîne du développement du GSM en Europe ; après 1998, le réseau GSM a commencé à croître de manière importante).

Vous avez d'autres idées de réseaux en N ou N² (type Metcalfe) ? Mettez-les en commentaire !

 


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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 08:57

Un pavé [un clin d'oeil au pavage de Penrose :)- ] de 800 pages pour ceux qui font de la vulgarisation en mathématiques ou en physique, c'est LE Penrose "A la découverte des lois de l'univers", qui vient d'être traduit en français. Pas à la portée de tous, mais un outil de base, ou quelques friandises à déguster de temps à autre, c'est selon.
Sir-Roger-Penrose-m86804.jpg
Dans le chapitre 3, Penrose nous montre en termes simples comment l'on peut construire la suite des nombres dits "naturels" comme une abstraction mathématique totalement indépendante d'une quelconque réalité, simplement en utilisant la théorie des ensembles.

On commence par l'ensemble le plus simple (mais l'est-il réellement ?), l'"ensemble vide", qui ne contient aucun élément.
On le note ainsi :
 Ø ou { }. Les accolades désignent un "ensemble" : l'ensemble ci-avant ne contient aucun élément entre les accolades, c'est un ensemble "vide", on lui attribue le nombre 0. Nous enfonçons peut-être des portes ouvertes, mais c'est de la définition précise que jaillit l'abstraction...

On définit ensuite l'ensemble suivant : {
Ø} ou {{ }}. C'est un ensemble composé d'un élément, et cet élément est l'ensemble précédent. On lui attribue le chiffre 1. [*]

On définit ensuite l'ensemble suivant : {
Ø, {Ø}} ou {{ }, {{ }}}. C'est un ensemble composé de deux éléments, l'esemble vide et l'ensemble précédent. On lui attribue le chiffre 2. [**]

On définit ensuite l'ensemble constitué par l'ensemble vide, l'ensemble défini dans le paragraphe [*], et l'ensemble défini dans le paragraphe [**]. On lui attribue le chiffre 3.

Et ainsi de suite, on a compris.

Ce qui permet à Roger Penrose de conclure : " Cette méthode a le mérite de nous montrer que des notions telles que les nombres naturels peuvent, littéralement, êtres construites à partir de rien, en utilisant simplement la notion abstraite d'ensemble ".
(dans cette phrase j'aime bien le "littéralement" : il se rapporte à "à partir de rien". Car c'est en effet à partir de l'ensemble vide - rien - que l'on construit là la suite des nombres naturels)

(voir commentaire ci-dessous sur la typographie)

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25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 13:12
Ce sont parfois des lectures en histoire ou en vulgarisation des sciences qui me donnent des idées pour alimenter ce blog. A cet égard, un certain nombre de grands scientifiques furent aussi des vulgarisateurs de talent : on connaît le cas de Richard Feynman (1918-1988, prix Nobel de physique 1965), ses cours et sa manière d’aborder la physique. On connaît moins ces talents qu’avait Erwin Schrödinger (1887-1961, prix Nobel de physique 1933). Son ouvrage Physique quantique et représentation du monde contient quelques pages tout à fait abordables sur la poussière de Cantor (que j'utilise dans le chapitre 20 de mon livre, consacré aux fractales) ; son ouvrage Qu’est-ce que la vie ? (1946) contient des pages passionnantes sur la physique appliquée à la biologie : les interrogations que se pose l’auteur sur les phénomènes physiques intervenant en biologie ont d’ailleurs guidé ceux qui allaient développer cette science (la créer, pourrait-on dire) après-guerre (date de la découverte de l’ADN 1953).

Nous restons ici en physique : regardons comment Schrödinger, sur une expérience simple, mêle des notions d’observation, de mathématiques et de physique théorique (le mouvement brownien). On prend un bac rempli d’eau, on verse du permanganate de potassium (colorant violet) à gauche du bac. Apparaissent des volutes violettes, denses à gauche et beaucoup moins denses à droite :
Permanganate.JPGAprès un temps plus ou moins long, la solution s’harmonise de manière uniformément violet pâle. Pourtant, chacune des molécules de permanganate se meut indépendamment des autres, avec les mêmes chances d’aller à droite ou à gauche (mouvement de type brownien) : il n’y a pas de raison a priori, au niveau microscopique, que la concentration de la solution s’harmonise.

Permanganate2.JPGFaisons alors une analyse en découpant la solution en petites tranches de largeur dx, de concentrations très voisines, mais diminuant de la gauche vers la droite. Si l’on prend le plan de gauche de la tranche centrale (tranche figurée en gras sur la figure), même s’il y a mouvement brownien donc aléatoire, il y aura plus de molécules le traversant de la gauche vers la droite que de molécules le traversant dans l’autre sens, tout simplement parce qu’il y a plus de molécules à gauche de ce plan qu’à droite. On peut en dire autant du plan de droite de la tranche centrale : mais quand on fait le bilan global de la tranche centrale, elle gagne plus de molécules sur son plan de gauche qu’elle n'en perd sur son plan de droite, et ceci est vrai tant qu’il existe un différentiel de concentration dans la solution.

Schrödinger introduit ainsi de manière imagée la fameuse équation de la diffusion. La concentration C de la solution en une tranche dx varie dans le temps en fonction de la variation des différentiels de concentration entre tranches voisines :
Permanganate3.JPG
K est un facteur de proportionnalité; le facteur d²C/dx², en dérivées secondes, exprime le raisonnement présenté ci-dessus : à travers le plan de gauche le transfert se fait en de la différence de concentration dC/dx à l’abscisse x, à travers le plan de droite il se fait en fonction de la différence de concentration
dC/dx  à l’abscisse x + dx ; quand on fait le bilan global de la tranche, comme ci-dessus, à savoir qu’on retranche ce qu’on perd à droite de ce qu’on gagne à gauche, c’est la dérivée seconde d²C/dx² qui apparaît.

Cette équation est caractéristique  de nombreux phénomènes physiques, comme la diffusion des molécules à l’intérieur d’une solution, ou la diffusion de la chaleur (harmonisation de la température à l’intérieur d’une pièce par exemple, remplacer C par T). Elle avait été donnée par Joseph Fourier dès 1808 dans son Mémoire sur la chaleur, mais la visualisation que nous en donne Schrödinger m’a paru tout à fait parlante.
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19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 21:50

J’aime bien ces petits problèmes, qui comme celui du courant et du contre-courant, mélangent mathématiques et physique, obligent à réfléchir à la physique du sujet avant de la traduire dans la mathématique.

Voilà le problème des concombres : ils contiennent 99% d’eau. On fait reposer 500 kilos de concombres pendant la nuit. Le lendemain ils ne contiennent plus que 98% d’eau : quel est alors leur poids ?

Vous mettez la réponse en commentaire ?

[de Paul Halmos, mathématicien et vulgarisateur hongrois (1916-2006, voir Problèmes pour mathématiciens, petits et grands, Editions Cassini) ; cité par Tangente, novembre 2006].

halmos5.jpg

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 11:01
On n’apprend plus beaucoup les bases astronomiques, c’est dommage… pourtant, il suffit parfois de leverle nez, dans sa classe ou en allant au bureau pour observer et s’étonner. Pourquoi et quand voit-on la Lune en plein jour ? Nous ne rentrons pas ici dans une discussion des phases de la Lune, mais donnons quelques bases observationnelles, par ce qu’on ne voit pas la Lune en plein jour n’importe quand et n’importe comment !

1) d’abord une observation de base, souvent méconnue : la pleine Lune ne peut se voir que la nuit. Vous ne verrez jamais la pleine Lune en plein jour. La pleine Lune correspond à l’opposition des astres (Soleil-Terre-Lune), la Lune « se lève » quand le Soleil « se couche », et vice-versa.

LuneC2.jpg2) quand vous voyez la Lune le matin, c’est forcément la Lune décroissante, celle qui va vers la nouvelle Lune, ce qu’on appelle le dernier quartier, formant un demi-cercle parfait sur sa gauche. Ce demi-cercle parfait est alors orienté vers l’est et le Soleil levant. Ceci correspond à la quadrature des trois astres, la Lune «  a six heures d’avance » par rapport au Soleil : elle se lève en pleine nuit et se couche en plein midi. Sur la photo ci-contre, vous la voyez ce jour, à 10h00 (on l’observait encore à 11h).

LuneD2.jpg 3) quand vous voyez la Lune l’après-midi, c’est forcément la Lune croissante, celle qui va vers la pleine Lune, ce qu’on appelle le premier quartier, formant un demi-cercle parfait sur sa droite. Ce demi-cercle parfait est alors orienté vers l’ouest et le Soleil couchant. Ceci correspond à l’autre quadrature des trois astres, la Lune «  a six heures de retard » par rapport au Soleil : elle se lève en plein midi et se couche en pleine nuit. Sur la photo ci-contre, on l’observe il y a quelques mois, en fin d’après-midi.

Désolé pour les photos, un peu petites et sans zoom, mais croyez-moi !, ou observez vous-même demain matin dimanche 2 décembre...(photo 1), ou dans quinze jours l'après-midi (photo 2)!

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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 22:50

Panto.JPGOn connaît au-dessus d’une voie ferrée la caténaire (et non le catener comme on entend parfois, et comme on lit dans un grand journal du soir pas plus tard qu'aujourd'hui page 11 !) : c’est le méplat en cuivre conduisant le courant d’alimentation du train. On connaît aussi sur la motrice le pantographe, en contact avec la caténaire pour capter ce courant; au passage, la partie haute du pantographe s’appelle l’archet, joli nom…
Mais saviez-vous que la caténaire n’est pas rectiligne, parallèle aux rails, comme on pourrait l’imaginer, et comme on le perçoit en regardant rapidement pylônes, câbles de support de caténaires et caténaires. Si c’était le cas, la caténaire serait en contact toujours avec le même point du pantographe : il y aurait effet de cisaillement, et finalement usure au même point et rupture du pantographe.

C’est pourquoi la caténaire est montée en Z (très allongé) au-dessus de la voie : le pantographe (figure) est ainsi balayé sur toute sa longueur par la caténaire, il n’y a pas usure en un seul point du pantographe. C’est d’ailleurs pour cette raison que le pantographe a une certaine largeur (en gros celle du Z formé par la caténaire).

Pantosch--ma.JPG

(source visite SNCF Etablissement du Landy , Seine St-Denis, le 21 novembre, dans le cadre de la Fondation C.Génial)
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 17:25

(Suite  du précédent billet ) . A travers la boîte de dialogue d’une image JPEG (une fois l’image ouverte dans MS Photo Editor, click droit sur « Propriétés »), on retrouve des éléments importants de codage et de résolution des images (celle-ci vient d’un appareil photo numérique ordinaire):


1) Type, Couleurs (24 bits) : on retrouve les 24 bits, soit 2puissance8*2puissance8*2puissance8 = 16 millions de couleurs.

2) Résolution 118 pixels/cm : un pixel est un point codé par une des 16 millions de couleurs. Comme 1 pouce = 2,54 cm, on retrouve 118*2,54 = 300 pixels par pouce, ou 300 dots per inch, 300 dpi résolution traditionnelle d’une image.

3) Taille 1600*1200 = 1 920 000 pixels, ce qui correspond à un appareil photo numérique (non récent) de 2 Mégapixels.

4) Largeur 1600/118 = 13,56 cm (correspond à la largeur d’une photo papier).

5) Taille (avant compression JPEG) 1600 pixels * 1200 pixels * 24 bits de codage par pixel = 46,080 Mégabits = 5 760 000 octets (1 octet = 8 bits)





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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 23:28
On sait que les mathématiques (le codage binaire notamment) servent à coder les lettres des textes : c’est ce qu’on appelle le codage ASCII, qui permet de transformer tout texte en système de 0 & 1 dans votre ordinateur. Nous y reviendrons peut-être, mais préférons aborder aujourd’hui le codage des images, illustrations à l’appui.

Images S. Mallat Ecole polytechniqueD’abord le codage des images en noir et blanc. Vous êtes-vous déjà demandés (à l’impression notamment, puisque toutes les imprimantes ne sont pas couleur), ce que signifiait la boîte de dialogue « Noir et blanc intégral » ou « Niveaux de gris » ? Les niveaux de gris (photo à gauche) correspondent à un codage des contrastes sur 256 niveaux, depuis le noir complet auquel on affecte le rang 0 jusqu’au blanc pur, auquel on affecte le rang 255 : ainsi le noir est codé 00000000, le blanc est codé 11111111 (c’est l’écriture de 255 en système binaire). De l’un à l’autre on a donc 256 niveaux de gris (soit 2 puissance 8), codés avec 8 chiffres qui sont soit 0 soit 1 : (xxxxxxxx). Le codage de ces 256 niveaux de gris se fait sur 8 bits, soit 1 octet. Le noir et blanc intégral (photo à droite) correspond à 2 niveaux, 0 (noir) ou 1 (blanc) : il est donc codé sur 1 bit, soit huit fois moins de place mémoire.

Rouge255.jpgEnsuite le codage des images couleur. Ci-dessus on codait le gris sur 8 bits, cette fois-ci, on code sur 8 bits, c’est à dire de 0 à 255, chacune des trois couleurs « primaires » (en fait rouge, bleu et vert, non pas jaune : c’est comme cela en informatique, le jaune s’obtient par combinaison des trois autres). La boîte de dialogue ci-contre vous montre un R255, V0, B0, c’est à dire un rouge plein. Noir correspond toujours à 0 (R0, V0, B0) et blanc à 255 au cube (R255, V255, B255). Vous pouvez déplacer le curseur ou, mieux, inscrire les valeurs entre 0 et 255 dans les boîtes à droite : par exemple vous obtiendrez un beau jaune soleil à R255, V255, B0. On code donc sur 256 valeurs de 0 à 255 pour chacune des trois couleurs, soit une palette de 256*256*256, soit 16 777 216 couleurs, c’est ce qu’on appelle la visualisation 16 millions de couleurs, avec un codage sur 24 bits (8 bits pour chacune des trois couleurs primaires).

Palette.JPGComme pour le noir et blanc, il existe des modes dégradés où la palette de couleurs est restreinte : par exemple on code chaque couleur sur 6 niveaux (et non 256) de R0 à R5, etc., et l’on obtient 6*6*6 = 216 couleurs, qui sont codées avec un nombre de bits correspondant à la puissance de 2 immédiatement supérieure, soit 256 : c’est ce qu’on appelle la visualisation 256 couleurs. La boîte de dialogue ci-contre vous en donne un exemple.



Travaux pratiques :
Vous pouvez obtenir les boîtes de dialogue ci-dessus, très intéressantes, par exemple dans MS Powerpoint 97, cliquez sur le bouton de couleur des caractères de la barre d’outils, puis sur « Autres couleurs de polices ». L’onglet « Personnalisées » donne accès aux 16 millions de couleurs, l’onglet « Standard » donne accès à un 256 couleurs dégradé, soit 127 couleurs (nombre de petits hexagones + noir en bas à droite + 15 niveaux de gris entre les hexagone blanc et noir).
Si cela ne marche pas sur votre Powerpoint, ou si vous trouvez d’autres logiciels où ces palettes apparaissent, mettez-le s’il vous plaît en commentaires pour nos lecteurs.
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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 19:05

J'ai le plaisir d'informer les lecteurs du blog que mon second livre est depuis jeudi 25 octobre dans les librairies (les films, c'est le mercredi et les livres le jeudi) :
 

moatti-couv.jpgEinstein, un siècle contre lui
(Editions Odile Jacob, octobre 2007, 285 pages, 21,90€)


C'est un livre d'histoire des sciences et des idées au XX° siècle, très différent de mon premier livre et de ce blog de sciences (peut-être mon troisième livre ressemblera-t-il au premier ?). Un livre d'histoire sans formules de maths ! Il est basé sur un travail personnel mené depuis quelques années sur les ennemis de la relativité de 1915 à 2005 : physiciens expérimentaux français ou allemands qui ne la comprenaient pas, flibustiers de la science, prix Nobel nazis et autres antisémites, révisionnistes scientifiques ou alterscientifiques lors de l'Année mondiale de la physique 2005.

Si vous aimez les sciences (non ?), la démarche scientifique, et l'histoire du XX° siècle, vous serez intéressés par ce livre.

 

(sommaire du livre)
(4° de couverture)
(
achat en ligne)

Complément du 28 octobre :
Je ne pense pas faire un blog au sujet de mon second livre (peut-être une catégorie dans ce blog, je verrai), mais ai décidé de mettre moi-même certains commentaires reçus en raison de leur intérêt documentaire. Mettez vos remarques, si vous le souhaitez.

Quelques sites ou blogs où mon livre est commenté:
-    le blog de Patrice Lanoy (Le complot des papillons).
-    le blog d'Hervé Kabla (le K-blog).
-    le site de l'association des anciens élèves des Mines, rubrique "Livres".
-     le blog de David Larrousserie, journaliste scientifique.
-    le blog Principia Toposophica, 7 janvier 2008.
-    Association française pour l'information scientifique (AFIS), note de Jean Günther, mars 2008.
-    le blog "La science pour tous" de Benjamin Bradu, mars 2008.

Quelques émissions ou chroniques du livre:
-    chronique d'Hervé Poirier dans l'émission "Continent sciences" de S. Deligeorges du 5 novembre sur France-Culture (écoute, 5 dernières minutes de l'émission)
-     invité de Mathieu Vidard à France-Inter "La tête au carré" le mercredi 14 novembre, rediffusion le mercredi 2 janvier 2008 à 14h.

-     invité de Edwy Plenel sur LCI, "Entre Guillemets", trois difffusions le samedi 24 novembre à 14h10, le dimanche 25 novembre à 13h40 & 17h10.
-   invité de l'émission de Radio Suisse Romande, "Les temps qui courent", le vendredi 4 janvier 2008 à 8h30 et 19h30.
-  invité de l'émission "Maison d'études" sur France-Culture, le dimanche 3 février à 9h10.

Quelques recensions ou mentions du livre :
-    "La Jaune et la Rouge", revue des anciens X, numéro de novembre 2007, article de Philippe Gelblat.
-    Revue "Etudes" (revue de la Compagnie de Jésus), janvier 2008, sommaire.
-    Magazine "La Recherche" , février 2008, chronique de Françoise Balibar.
-    Quotidien "Libération" du 12 février 2008, article d'Azar Khalatbari.
-   Bulletin de l'Union des professeurs de physique et chimie (UdPPC), février 2008.
-   Sciences & Avenir, numéro de février 2008.
-   Science & Vie, numéro de mars 2008.
-  Revue du bulletin de l'association des professeurs de mathématiques APMEP, n° 475 de mai 2008, et sur Internet
.
-  Reflets de la physique
, bulletin de la société française de Physique, octobre 2008, par Roger Balian, Institut de physique théorique du CEA, académicien des sciences (PDF)

- Magazine "Ciel et espace", 24 novembre 2008 (page)

- Revue d'histoire des sciences ISIS, juin 2009 (livres reçus)

- XXe siècle, recension de Pierre Albertini, 2/2009, n°102 (lien).

- Revue "L'Astonomie", revue de la Société française d'astronomie, recension de Jacques Fric, nov. 2010, p.67.

- Archives Internationales d'histoire des sciences, recension de l'astrophysicienne Yaël Nazé, décembre 2012 (p. 827-828)

Conférences que je donne sur le sujet :
-    Université d'Amiens, classe d'IUFM de physique, mercredi 14 mai 2008.
-  
Groupe X-SH (X-Sciences humaines), ancienne école Polytechnique à Paris, mardi 20 mai 2008.
-  Tenue loge Froidevaux, conférenciers externes, jeudi 5 juin 2008.

- Séminaire EHESS "Une approche historique de l'alterscience (oct.2008 - avr. 2009)

- Intervention Observatoire de Paris, séminaire "Histoire de l'astronomie", mercredi 17 décembre 2008

- Société Philomathique de Paris (au Sénat), le jeudi 24 septembre 2009.

- Séminaire EHESS "Une approche historique de l'alterscience -II (nov.2009 - mai 2010)

- Société Astronomique de France (commission cosmologie), le samedi 28 novembre 2009.

- Cercle Pierre-de-Jumièges (anciens élèves des Arts et Métiers), le mardi 18 mai 2010.

Citations faites du livre :
- Revue de presse de l'Académie des sciences, février 2008 (lien)

 Discours du 20 mai 2008 devant l'Académie des sciences de Claude Birraux, député de Haute-Savoie, président de l'OPECST Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques.

 

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Alterscience (janvier 2013)

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Récréations mathéphysiques

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Mon dernier ouvrage est sorti le 14 octobre 2010 : Récréations mathéphysiques (éditions Le Pommier) (détails sur ce blog)

Einstein, un siècle contre lui

J'ai aussi un thème de recherche, l'alterscience, faisant l'objet d'un cours que j'ai professé à l'EHESS en 2008-2009 et 2009-2010. Il était en partie fondé sur mon second livre, "Einstein, un siècle contre lui", Odile Jacob, octobre 2007, livre d'histoire des sciences (voir billet sur ce blog, et notamment ses savoureux commentaires).

Einstein, un siècle contre lui